15 décembre 2018

Le Secret des Troubadours et La Clé de Rabelais de Joséphin Péladan. Édition Delphica. Qui demanderaient une plus attentive habitude pour en saisir tout l’intérêt.

Introduction d’Emmanuel Dufour-Kowalski, intéressante quant à l’inscription historique de Péladan.

J’y découvre qu’on a féminisé « peintre » en « peintresse ». Tout est possible, et j’en suis bien heureux. (Une émission de Jean-Noël Jeannenet, avec Bernard Cerquiglini, auteur de Le ministre est enceinte (et aussi de L’Invention de Nithard, qu’il faudra lire), rappelle combien il est idiot de persévérer dans le masculin de mots qui peuvent être féminisés). La morgue d’un Gérard Longuet interpellant une ministre par un “Madame LE ministre” prouve combien des gens comme lui, sénateur, ancien ministre de l’Intérieur, ne devraient pas être là, n’auraient jamais dû arriver à cette place. Si je n’énonce rien de très original, sans doute il n’est pas mauvais de le rappeler, avec une conviction calme.

Ne pas oublier, donc, Louise Abéma (1853-1927) et le cénacle des Oeillet Blancs. (tant de choses à se rappeler, et surtout sur ce sujet auquel il faudra aussi consacrer le temps nécessaire).

Richard Khaïtzine. Un rosicrucien sans doute aussi, mystique professionnel, spécialiste de Raymond Lulle et Albert le Grand. Drôles d’énergumènes. Sans grand intérêt à vrai dire. Me font penser à ces auteurs de la littérature “pop” qui publient des réflexions érudites, mais totalement idiotes, et vides, et pernicieuses même quant aux conséquences sociales (l’industrie culturelle toujours…) qui ont pignon sur rue, qu’on encense, qu’on vend si bien, et qui sont si fiers de leur profondeur de miroir.

Plus sympathiques, les obscurs et les mages du XIXe siècle, Aloysius Bertrand, ou Eliphas Levi qui est l’aïeul d’Olivier Cadiot (m’a-t-il appris quand je le rencontrai à Cambridge lors d’une lecture).

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