Église du Gesù

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_del_Ges%C3%B9

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Chiesa_del_Ges%C3%B9_(Rome)

https://it.cathopedia.org/wiki/Chiesa_del_Santissimo_Nome_di_Ges%C3%B9_all%27Argentina_(Roma)

1551 : projet initial confié à Nanni di Baccio Bigio.

1554 : nouveau projet de Michel-Ange.

1556 : mort d’Ignace de Loyola, fondateur de l’ordre.

1561 : le cardinal Alessandro Farnese finance le nouveau projet, confié au Vignole.

1568 : construction par le Vignole (Jacopo Barozzi), assisté de Giovanni Tristano et Giovanni De Rosis.

Façade et coupole de Giacomo Della Porta (son dessin de la façade est préféré à celui de Galeazzo Alessi).

1575 : mort du Vignole. Reprise du chantier par Della Porta.

1584 : consécration.

1773 : suppression de l’ordre des Jésuites.

1814 : restitution aux Jésuites.

1858-61 : décoration de l’intérieur : marbre de la nef financé par le prince Alessandro Raffaele Torlonia.

1873 : expropriation : gérée par le Fondo Edifici di Culto (FEC)

1965 : titre cardinalice de « Santissimo Nome di Gesù ».

Façade (1571-7, Giacomo Della Porta) (images)

En travertin. Divisée en 2 ordres raccordés par deux volutes.

Bartolomeo Ammannati, emblème avec le monogramme du Nom de Jésus, en marbre et bronze.

Au-dessus des portes latérales, Saint Ignace de Loyola (gauche) et Saint Francesco Saverio (droit).

Inscription de l’architrave : ALEXANDER CARDINALIS FARNESIUS, S(anctae) R(omanae) E(cclesiae) VICE-CAN(cellarius), FECIT MDLXXV. (« Le cardinal Alexandre Farnese, surintendant de la sainte église romaine, fit construire en 1575 »).

Tympan triangulaire : emblème du cardinal Alessandro Farnese, vandalisé pendant l’occupation française de 1798.

Coupole

Intérieur (plan)

Nef orientée (c’est-à-dire abside à l’Est). Croix latine. Nef unique.

Contre-façade (images)

Les fresques de Baciccio (1672-85)

1672-5 : la coupole

1675-6 : les pinacles

1676-9 : la nef

1680-2 : l’abside (Le Bernin meurt en 1680)

1685 : le transept

→ 1ère fois que l’ordre des Jésuites (dont fait partie le Baciccio) exprime ses idées/idéaux non pas par des textes mais par des images

= avec des stucs d’Ercole Antonio Raggi, Leonardo Retti, Michel Maille.

Triomphe du nom de Jésus(1676-9, plafond)

= notice wiki

= ou « gloire de saint Ignace »

= Décoration illusionniste à quadratura de la coupole et du plafond. Déborde hors du cadre : avec 16 sculptures en stuc de Raggi : lient les fenêtres à la voûte, et guident l’œil vers le centre, zone lumineuse qui symbolise la Compagnie.

= Chute des anges : position prééminente à la frontière entre le domaine des laïques et le chœur, réservé au clergé (chute des anges = lutte contre l’hérésie, depuis la Contre-Réforme).

= études présentes au Louvre ; aussi à la galleria Spada

Modèle du « triomphe du nom de Jésus » (1685, Spada)

= Modello à l’huile du plafond de l’église de sant’Ignazio.

= apothéose, fondateur des Jésuites

= porté au ciel par des anges musiciens, avec fleurs

= flot de lumière dorée = espace divin

= vision réelle = corps des sont tangibles

1D – chapelle de Sant’Andrea (décorée en 1600-3) (images)

Agostino Ciampelli, Crucifixion d’André (autel) ; Vierge en gloire avec martyrs (voûte), Saints Ignace d’Antioche, Cyprien, Polycarpe, Clément (pinacles) ; Agnès sur le bûcher, Catherine et la roue (lunettes) ; Martyre de Laurent (gauche) ; Lapidation d’Étienne (droit).

2D – chapelle de la Passion (Giuseppe Valeriano) (images)

Giuseppe Valeriano et Gaspare Celio, Anges avec instruments de la Passion (voûte) ; Évangélistes (pinacles) ; Oraison de Jésus, Capture du Christ (lunettes) ; Dérision du Christ, Christ bandé, Christ couronné d’épines, Christ à la colonne (colonnes) ; Montée du Christ au Calvaire (gauche) ; Christ cloué à la Croix (droit).

Urne en bronze avec les restes de saint Giuseppe Pignatelli.

3D – chapelle des Anges / chapelle Vettori (1599-1600) (images)

Federico Zuccari, Sept archanges en adoration de la Trinité (autel) ; Couronnement de la Vierge (voûte) ; Ange Raphaël dit à Tobias de couper des parties du poisson ; Songe de Jacob ; Abacuc transporté par l’ange amène de la nourriture à Daniel dans la fosse aux lions et Trois Juifs en Enfer (pinacles) ; Les Anges offrent à Dieu les prières des fidèles et Pénitence du fils prodige (lunettes) ; Les Anges libèrent les âmes du Purgatoire (gauche) ; Les anges rebelles chassés du Paradis (droit)

Transept droit – chapelle de san Francesco Saverio / saint François-Xavier (1674-8, Pietro da Cortona) (images)

Pour le cardinal Giovanni Francesco Negroni.

Carlo Maratta, Mort de saint Francesco Saverio (1679) (autel)

Giovanni Andrea Carlone, Gloire de Saverio ; Crucifix de Saverio tombé en mer et ramené sur la rive par un crabe ; Saverio baptise une princesse (1673-8)

Anonyme, autel avec putti

Chapelle du Sacré-Cœur / anciennement Saint François d’Assise (images)

Commande de saint Francesco Borgia. Conçue par Giuseppe Valeriano.

Pompeo Batoni, Sacré-Cœur de Jésus (1767)

Baldassare Croce, il Baldassarino, Docteurs de l’Église et évangélistes (1599) (voûte)

Paul Brill et Giuseppe Peniz, Histoires François d’Assise (XVII) : Renoncement aux habits et à l’héritage de son père devant l’évêque d’Assise (conversion) (1206) ; Dompte le loup de Gubbio (1209-10) ; Prédication aux oiseaux (1212-3); Épreuve du feu devant le sultan al-Kâmil en Egypte pendant la cinquième croisade (1219); Apparition de François dans un chariot en feu (c.1216-20) ; Stigmates de François (1224); Mort de François (1226).

Maître-autel (images)

Reconstruit par Antonio Sarti (1841-3)

G.B. Gaulli, il Baciccia, Gloire de l’anneau mystique (1680-2, abside). Iconographie rare, dérivée des mosaïques de saint Praxède : fonction propagandiste secondaire, car touche moins directement le public.

+ arc : Concert d’anges (1680-5)

Alessandro Capalti, Circoncision de Jésus (1840) : rideau de l’autel pour couvrir la statue du Sacré-Cœur de Jésus.

Anonyme, Sacré-Cœur (derrière le rideau de Capalti)

Le Bernin, Monument funéraire du cardinal Roberto Bellarmino (1622-4), détruit en 1841. Reliefs avec Foi et Religion d’Adamo Tadolini (XIX). (centre)

Antonio Solà, Monument funéraire de san Giuseppe Pignatelli (1841) (droit)

Chapelle de la Madonna della Strada (images)

Anonyme XIII-XIV, Madonna della Strada (autel) < église homonyme détruite pour la construction de l’église actuelle.

Giuseppe Valeriano, Histoires de la vie de Marie (1584-8). Valeriano aménagea l’ensemble de la chapelle. Naissance ; Vierge au Temple ; Mariage ; Annonciation ; Visitation ; Assomption ; Couronnement.

Anonyme XIX, Anne et la jeune Marie (sculpture devant la Vierge au temple).

Giovanni Battista Pozzi, fresques de la coupole.

Transept gauche – chapelle de saint Ignace de Loyola (images)

Andrea Pozzo, Saint Ignace couronné par Jésus (1695-9) (rideau qui monte et descend à l’occasion de certaines festivités)

Pierre Le Gros le Jeune, Saint Ignace et deux anges (1695-9) : à l’origine en argent. Fondu pendant l’occupation française (1798). Au début du XIX, remplacé par le modèle. Parties manquantes réalisées en stuc argenté et doré par Antonio Canova et Adamo Tadolini.

Ciro Ferri, quatre statuettes : Francesco Saverio, Filippo Neri, Thérèse d’Avila, Isidore Agricola : tous canonisés le 12 octobre 1622 par Grégoire XV Ludovisi.

Bernardino Ludovisi et Lorenzo Ottoni, Trinité (c.1726) (centre du tympan)

Pierre-Étienne Monnot, Deux anges avec boucliers et monogramme du Nom de Jésus en cristal de roche.

Pierre Le Gros le Jeune, Putti en bronze.

Sept reliefs de la Vie de saint Ignace en bronze doré de René Fremin, Angelo De Rossi, Gian Giacomo Reiff, Giuseppe Nuvolone, Pierre- Étienne Monnot, Lorenzo Merlini : Messe ; Exhortation à un chef militaire ; etc.

Alessandro Algardi, urne en bronze doré avec le corps d’Ignace de Loyola

Giovanni Battista Gaulli, il Baciccio, Ignace en gloire (1680-5) (voûte)

Angelo De Rossi, Approbation de la Compagnie de Jésus (1695-6) (gauche, haut)

Jean-BaptisteThéodon, Triomphe de la Foi sur l’Idolâtrie (1695-9) (gauche, bas)

Bernardino Cametti, Canonisation d’Ignace (droit, haut)

Pierre Le Gros le Jeune, Allégorie de la Religion qui vainc l’Hérésie (1695-7) (droit, bas)

Vestibule gauche – chapelle du Crucifix (images)

Anonyme romain XVII, Crucifix

3G – chapelle de la Santissima Trinità (images)

Francesco Bassano il Giovane, Triomphe de la Trinité (c.1592) (autel)

Giovanni Battista Fiammeri, Création du monde (1588-9) (voûte)

Durante Alberti ou Giovanni Battista Fiammeri, Transfiguration et Baptême du Christ (murs)

2G – chapelle de la Sacra Famiglia / chapelle Cerri (images)

Giovanni Gagliardi, Jésus dans la boutique de Joseph avec Marie (autel)

Nicolo Circignani, il Pomarancio, gloire d’anges pour la Nativité (voûte), Baruch, Zacharie, Isaïe, David (pinacles), Histoires de l’enfance de Jésus (lunettes et murs) (1580-90)

Domenico Guidi (attr.), Bustes d’Antonio Cerri et du cardinal Carlo Cerri (1640-50)

1G – chapelle de san Francesco Borgia / chapelle Ferrari (images)

Andrea Pozzo, San Francesco Borgia et trois saints martyrs canadiens en adoration de l’Eucharistie (1683-6). Modifié au XIXe par Pietro Gagliardi avec l’ajout des figures de jésuites martyres.

Nicolo Circignani, il Pomarancio, Pentecôte (fresque de la voûte) ; Allégories des Vertus cardinales (pinacles) ; Crucifixion de Pierre(lunette gauche), Décollation de Paul (lunette droite) (1580-90).

Pier Francesco Mola, Pierre baptise en prison Processo et Martiniano (gauche) et Conversion de Paul (c.1660) (côtés)

Anonyme, urne moderne.

Sacristie (1620, Girolamo Rainaldi) (images)

Annibale Carracci, Saint Ignace

Agostino Ciampelli, Adoration du Saint Sacrement