San Giuseppe alla Lungara

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_di_San_Giuseppe_alla_Lungara

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:San_Giuseppe_alla_Lungara_(Rome)

https://www.tripadvisor.it/Attraction_Review-g187791-d12861855-Reviews-Chiesa_di_San_Giuseppe_alla_Lungara-Rome_Lazio.html

http://romapedia.blogspot.com/2019/02/st-joseph-at-lungara.html

Église abritant de nombreuses œuvres du Sicilien Mariano Rossi.

1730-4 : par Ludovico Rusconi Sassi

1760-4 : construction du couvent des Padri Pii Operai adjacent par Giovanni Francesco Fiori.

1858-61 : église restaurée par Antonio Cipolla.

1872 : reconstruction de la coupole qui s’était écroulée.

Intérieur

Plafond (image)

Contre-façade (image)

Autel droit

Nicolo Ricciolini, Déposition

Maître-autel (image)

Mariano Rossi, Rêve de Joseph, Adoration des mages, Massacres des innocents (1764-5)

Chœur

Mariano Rossi, 13 panneaux avec Jésus à Getsémane et Douze apôtres (1764),

niches dans les coins : tondi avec Naissance de Jésus, Mariage de la Vierge, Jésus dans l’atelier de Joseph, Mort de Joseph (1764)

Autel gauche

Girolamo Pesci, Sainte famille avec Anne (1735) (autre image plus grande)

Sacristie

Marinao Rossi, Triomphe de l’église (1768)

Chapelle au premier étage du couvent

Mariano Rossi, Sainte famille dans l’étable (1764), retouchée ultérieurement ; Charité (plafond).

*

San Giuseppe dei Falegnami

(Toutes les églises de Rome : https://rodolphe-gauthier.com/rome)

https://www.sangiuseppedeifalegnami.org

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_di_San_Giuseppe_dei_Falegnami

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:San_Giuseppe_dei_Falegnami_(Rome)

http://romapedia.blogspot.com/2019/02/st-joseph-of-carpenters.html

www.tripadvisor.it/Attraction_Review-g187791-d10168662-Reviews-Chiesa_San_Giuseppe_dei_Falegnami_al_Foro_Romano-Rome_Lazio.html

L’église est célèbre pour la Nativité de Carlo Maratta qu’elle conserve.

Le plafond en bois, exceptionnel, et qui renvoie au métier de Joseph, charpentier, s’est écroulé le 23 juillet 2018 à 14h45. Sans causer de victimes. La restauration a été terminée en 2020.

1546 : pour la Confraternité des Charpentiers.

1597-1602 : par G.B. Montano.

1621 : G.B. Soria, qui a succédé à Montano, construit la sacristie.

1627 : G.B. Soria agrandit l’oratoire.

1663 : achevé par Antonio Del Grande.

1880 : restauré par Antonio Parisi.

Façade (images)

Avanzino Nucci (attribution), fresques de La fuite en Égypte et de Pierre et Paul.

G.B. Soria, escaliers. Modifiés en 1884. La rampe gauche a été supprimée en 1932.

Intérieur (images)

G.B. Montano, plafond extraordinaire et relief en bois de la Nativité (1612) (plafond).

Cesare Mariani, fresques sur les murs (1883) :

à droite : Salathiel, Zrubbabel, Zadok, Ealzar, Nathan et Joachim

à gauche : Abraham, Isaac, Judas, David, Salomon et Asa

presbytère : Joseph, Noé.

Angelo Maccaroni, Josué et Ézéchiel (contre-façade)

Tombe des membres de la Confraternité.

Qui ?, orgue

1D – Chapelle de Joseph

Bartolomeo Colombo, Mort de Joseph (1648) (autel)

G.B. Speranza, Histoires de Joseph, David, prophètes

2D – Chapelle de saint Anne

Giuseppe Ghezzi, Sainte Famille avec Anne (autel)

Presbytère

Transformé en une abside semi-circulaire en 1880 par Antonio Parisi.

Horace Le Blanc, Mariage de la Vierge (1605) (autel)

Cesare Maccari, Séjour à Bethléem (d), Atelier de Joseph (g) (1883)

Antonio Viviani il Sordo, Dieu et Saint-Esprit (lunettes)

Niches de chaque côté du chancel

Cesare Aureli, statue de Paul (d)

Pietro Jacometti, statue de Pierre (g)

Chapelle de Notre-Dame-des-Douleurs (gauche du presbytère)

XIX, Notre-Dame-des-Douleurs

2G – Chapelle de la Nativité

Carlo Maratta, Nativité (1651) (cf bio). Sa première commande publique, qui fit sa renommée et fait encore celle de l’église, plus encore que le plafond pourtant exceptionnel.

Giuseppe Puglia, Bastaro, panneaux en bois du Repos en Égypte, Deux prophètes, Deux allégories (1634)

1G – Chapelle des Mages

Niccolo Berrettoni, Fuite en Egypte : copie de Carlo Maratta pour la cathédrale de Sienne, aujourd’hui à Villa Chigi de Castelfusano.

À l’origine, volet d’un orgue. A remplacé un tableau d’Avanzino Nucci.

Au dos, Mariage de la Vierge, redécouvert lors d’une restauration en 1989.

Oratoire (images)

Rénové et agrandi par G.B. Soria en 1627.

Plafond de bois (1628-9) ; stalles en bois de noyer (1639-43).

Pier Leone Ghezzi, Immaculée conception avec Joachim et Joseph (1715-6)

Marco Tullio Montagna, fresques avec Histoires de Joseph (1631-7) : Mariage de la Vierge.

Adoration des mages ; des bergers.

Sacristie(1621, G.B. Soria)

Marco Tullio Montagna, Joseph en gloire parmi 4 anges (plafond)

*

Carcere Mamertino

Sous l’église. Également connue sous le nom de CARCERE TULLIANO (Prison de Tullia).

Il s’agit peut-être simplement de la partie la plus ancienne et la plus secrète de l’ancienne prison (carcer) qui se trouvait dans cette zone.

Façade

Construite en travertin au début de la période impériale (39/42 ap. J.-C.), elle porte les noms des consuls Caius Vibinus Rufinus et Marcus Cocceius Nerva.

Elle recouvre une façade plus ancienne en tuf provenant de la Grotta Oscura.

Intérieur

Salle trapézoïdale construite en blocs de tuf de Monteverde et de la rivière Aniene dans la seconde moitié du IIe siècle av. J.-C.

Elle fut consacrée comme oratoire par le pape Sylvestre Ier (314/335).

Elle était considérée comme la prison des saints. Pierre et Paul seulement à partir du XVe siècle, sans aucun document d’archives.

Elle fut restaurée pour Grégoire XIII Boncompagni (1572-1585) et en 1726 pour Benoît XIII Orsini (1724-1730).

À gauche de l’escalier

Concavité dans la pierre à l’endroit où, selon la tradition, saint Pierre se serait cogné la tête.

Selon la tradition, saint Pierre convertit ses deux geôliers, Process et Martinianus, qui devinrent plus tard des saints, ainsi que quarante-sept autres prisonniers. Il les baptisa avec l’eau d’une source apparue miraculeusement à ce moment précis, eau qui coule encore aujourd’hui et qui est considérée comme miraculeuse.

Chapelle de la Croix

« Crucifix en bois », probablement du XVIe siècle.

Une petite porte, aujourd’hui murée, menait aux autres pièces de la prison, au pied du Capitole, connues sous le nom de Lautumiae, creusées dans une ancienne carrière de tuf.

Un trou circulaire dans le sol était l’unique accès à la pièce située en dessous : le Tullianum.

C’est là que les prisonniers d’État les plus importants étaient jetés et étranglés après les triomphes des vainqueurs. Parmi ceux qui furent tués ici : Jugurtha, Vercingétorix, les partisans de Caius Gracchus, les Catilinariens, Séjan et ses fils.

À gauche de la prison

Se trouvaient les escaliers Gemoniae menant au Capitole, coïncidant peut-être avec le Gradus Monetae.

Depuis le Forum, ils devaient se situer, comme l’escalier moderne actuel, entre le temple de la Concorde et la prison Mamertine.

Sur ces escaliers, près de la prison, furent jetés les corps des condamnés à mort pour trahison sous Tibère (14/37), puis plus tard ceux de plusieurs victimes de conflits liés au pouvoir impérial, comme l’empereur Vitellius (69).

*

San Giuseppe a Capo le Case

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_di_San_Giuseppe_a_Capo_le_Case

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:San_Giuseppe_a_Capo_le_Case_(Rome)

http://romapedia.blogspot.com/2019/02/st-joseph-at-houses-end.html

https://www.tripadvisor.it/Attraction_Review-g187791-d21117142-Reviews-San_Giuseppe_a_Capo_le_Case-Rome_Lazio.html

(via Francesco Crispi, entre Barberini et Spagna)

Le monastère adjacent est devenu une succursale de la Galleria communale d’arte moderna e contemporanea (images des collections).

Cette église hétéroclite ressemble à un vieil appartement où on aurait accroché des tableaux sans y prendre garde. Tout s’y mêle et s’y côtoie un peu au hasard. À gauche de l’abside centrale, un drôle de spectacle à plusieurs niveaux : un crucifix en bois colorié est regardé par Marie et Jean peints sur le mur sur lequel il est posé, et aussi par une autre Vierge dans un ovale posé au pied de la croix qui regarde au-dessus d’elle le même Christ. C’est assez bufo, comme on dit en Italie. Mais cela renvoie en fait à la vie des icônes : autonomes, elles sont ici mises en scène dans des positions spatiales qui sont des postures.

1588 : construite à côté du monastère dédié aux Carmélites.

1628 : reconstruit, en même temps que le monastère, par le cardinal Marcello Lante.

Abritait à l’origine le fameux tableau de Giovanni Lanfranco, Sainte Thérèse d’Avila reçoit un collier en or de Marie (c.1613/7) (cf bio)

Intérieur (image)

Plusieurs icônes modernes : Jésus, Vierge à l’enfant

Contre-façade (image)

1D

Cleto Luzi, Sainte Famille (1938)

2D

Anonyme XIX, Sainte Melania donne l’aumône à une mère et son enfant

Maître-autel (Bartolomeo Breccioli, XVI)

Andrea Sacchi, fresque du Rêve de Joseph (c.1635)

L’une de ses sœurs était religieuse et vivait au monastère. Le tableau fut plus tard restauré par son élève Carlo Maratta.

Tommaso Mattei, Escalier Saint (Santa scala) (derrière l’autel). Les sœurs gravissent les marches à genoux en priant. Cet escalier a été construit car, vivant en réclusion, les religieuses ne pouvaient se rendre en pèlerinage à l’Escalier Saint originel.

Anonyme, Tombe de *** (g)

2G

Anonyme, Crucifix en bois, fresque avec Marie et Baptiste, ovale avec Vierge

1G

Anonyme XVII, Jean-Baptiste, Elie, anges qui regarde la Vierge et l’Enfant (tableau incrusté du XIX)

*

Santa Sabina

https://it.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_Santa_Sabina

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Santa_Sabina_(Rome)

https://romapedia.blogspot.com/2014/01/basilica-of-st-sabina-at-aventine-hill.html

Église desservie par les Dominicains.

425 : début de la construction par Pierre d’Illyrie pour Célestin I.

Peut-être sur la maison d’une matrone, qui organisait chez elle les offices.

432-40 : terminée sous Sixte III.

V : première figuration de la Crucifixion sur la porte en bois. Tardif : jusqu’au IV, l’iconographie chrétienne ne représente pas de scènes violentes.

795-816 : restaurée par Léon III.

824-7 : enrichie par Eugène II.

XIII : Dominique de Guzman vit ici.

Dans le cloître se trouve un oranger, que, selon la tradition, saint Dominique aurait rapporté d’Espagne. On peut l’apercevoir depuis l’église à travers une ouverture dans le mur, protégée par une vitre, devant le portail en bois. Il est considéré comme un arbre miraculeux car il a continué à porter des fruits à travers d’autres arbres issus de l’arbre originel.

1379 : La légende raconte que les cinq oranges confites offertes par sainte Catherine au pape Urbain VI (1378/89) proviennent de l’oranger rapporté par Dominique d’Espagne.

1587 : rénovée par Domenico Fontana pour Sixte V Peretti.

1643 : rénonvée par Francesco Borromini.

1836 : restauration de la porte, avec modifications (cf ci-dessous).

Restauration de l’abside de Zuccari par Vincenzo Camuccini.

1914-9 et 1936-7 : Antonio Munoz supprime les ajouts de Fontana et Borrimini pour revenir à l’état originel.

1937 : Sur la place, masque de Sainte Sabine, déplacé ici en 1937 depuis le Forum romain où il se dressait autrefois au-dessus de l’énorme bassin de granit qui se trouve aujourd’hui devant le Palazzo del Quirinale.

Plan : image

Porte en cyprès (images)

Portail à cadre classique en marbre et à remarquables portes en bois de cyprès, vers 450 : 28 cadres en relief (dont dix disparus) restaurés en 1836, présentant un parallèle entre Moïse (la Loi) et le Christ (l’Évangile). La « Crucifixion », les yeux ouverts et sans auréole, est l’une des premières représentations visuelles de la Crucifixion au monde.

Sur le panneau représentant le « Passage de la mer Rouge », le restaurateur a remplacé le visage du pharaon noyé par celui de Napoléon.

Première colonne : Crucifixion ; Guérison de l’aveugle-né – Multiplication des pains et des poissons – Noces de Cana ; Le Christ réprimande Thomas ; Trois épisodes de la vie de Moïse ; Le Christ est condamné par Pilate.

2 : L’ange et les femmes (Maries) au tombeau ; Quatre épisodes de la vie de Moïse et des Juifs dans le désert ; L’apparition du Christ ressuscité aux deux Maries ; Scène d’acclamation.

3 : Épiphanie ; Ascension ; Jésus annonce le reniement de Pierre ; 3 épisodes de l’Exode des Juifs (exode des Juifs, mort du Pharaon, serpent de bronze).

4 : Le Christ sur le chemin d’Emmaüs ; Le triomphe du Christ et de l’Église ; Habacuc s’envole vers Daniel (Abduction d’Habaduc) ; Élie monte au ciel ; Le Christ devant Caïphe.

+ Adoration des mages, des bergers ou multiplication des pains avec Vierge à l’enfant ?

Christ chez Emmaüs ?

Intérieur

À gauche de la porte d’entrée se trouve une « pierre noire ronde sur une colonne en spirale » : on l’appelle Lapis Diaboli (image), c’est-à-dire pierre du diable, car, selon la légende, le diable l’aurait lancée contre saint Dominique en prière, mais elle aurait heurté et brisé une dalle de marbre recouvrant les ossements de plusieurs martyrs.

En réalité, cette dalle de marbre fut brisée par Domenico Fontana lors de la restauration de 1587, qui visait à déplacer le lieu de sépulture des martyrs. Il en jeta les morceaux, qui furent ensuite retrouvés et rassemblés ; ils sont aujourd’hui visibles au centre du chœur.

24 colonnes < Temple de Junon Regina (Stendhal le rappelle déjà).

V/VI, frise en opus sectile.

Tombe de Munoz Zamora (1300) au sol. Décoration en mosaïque de Jacopo Torriti ou Pasquale da Viterbo.

Andrea Bregno (atelier), Tombe du cardinal Auxia Despuig (1484) (à droite dans la nef)

Mascioni, Orgue (1936) (images)

Contre-façade

Seul vestige des mosaïques datant d’environ 435, avec l’« inscription métrique » rédigée en caractères d’imprimerie philocaliens, mentionnant le concile d’Éphèse de 431, peut-être par Paulin de Nole, flanquée de deux figures féminines représentant l’« Ecclesia ex Gentibus » (Église des Gentils, non juive) et l’« Ecclesia ex Circumcisione » (Église des Juifs).

Les caractères d’imprimerie philocaliens ont été conçus par le calligraphe Furius Dyonisius Philocalus, également auteur du plus ancien calendrier romain de l’Église, le Chronographe romain de 354.

Droite – chapelle de saint Hyacinthe (images)

Lavinia Fontana, La Vierge et saint Hyacinthe (1600)

Federico Zuccari, Triomphe de Hyacinthe (plafond) et Histoires de Hyacinthe aux murs. Style limpide et sévère, direct, avec emprunts à la peinture florentine du XVe.

Abside (images)

Taddeo Zuccari, Christ avec apôtres (1560). Reprend l’iconographie de la mosaïque préexistante. Restaurée en 1836 par Vincenzo Camuccini.

Eugenio Cisterna, fresques de l’arc triomphal (1919-20)

Gauche – Chapelle d’Elci ou de sainte Catherine (1671, G.B. Contini) (images)

Copie de Sassoferrato, Vierge du Rosaire avec Dominique et Catherine de Sienne (1643). L’original est au musée des Dominicains (images).

Giovanni Odazzi, Triomphe de Catherine et pendentifs avec histoires de sa vie.

Autel de saint Dominique (images)

Zone archéologique (images)

Au nord de l’église, près du jardin, des vestiges de la pierre de cappellaccio des remparts serviens, datant de la première moitié du VIe siècle avant J.-C., ont été mis au jour. Des blocs de tuf de la Grotta Oscura y furent empilés lors de la reconstruction des remparts en 378 avant J.-C.

Ces deux types de matériaux, visibles ici, constituent des preuves archéologiques corroborant les sources écrites qui décrivent Rome au VIe siècle avant J.-C. comme une immense cité entourée de remparts de 11 km (6,8 miles). Ces remparts couvraient une superficie de 4,26 km² (1,6 mile carré).

Musée (images)

L’original de Sassoferrato

Vincenzo Foppa, Saint Pierre

Antoniazzo Romano, San Vincenzo Ferrer, Christ et donateur (1480-90)

Atelier de Carlo Maratta, Baptême du Christ

Atelier d’Arnolfo di Cambio, Pilastre avec statue de saint Dominique (1290-1310)

Domenico Carnevali (attr.), Annonciation

Domenico Maria Muratori, Pie V et le miracle de la Croix (1740)

Giovanni Maria Morandi, Notre-Dame-du-Rosaire (1686)

Anonyme XVII, Dominique reçoit de Pierre et Paul le bâton et l’évangile (c.1650)

Anonyme XVIII, Michel chasse les démons

Salvatore Monosilio (attr), Caterina de’ Ricci et le miracle de la Croix (1750-80)

Atelier du Guerchin, Incrédulité de Thomas

Anonyme XVIII, Buste de Benoît XIII (en bois)

*

Sant’Agostino in Campo Marzio

(Toutes les églises de Rome : https://rodolphe-gauthier.com/rome)

https://it.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_Sant%27Agostino_in_Campo_Marzio

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Sant%27Agostino_(Rome)_-_Interior

1ère partie : http://romapedia.blogspot.com/2018/03/st-augustine-first-part.html

2ème partie : http://romapedia.blogspot.com/2018/03/st-augustine-second-part.html

1420 : construction

1479-83 : agrandie par Giacomo da Pietrasanta et Sebastiano Fiorentino

1756-61 : intérieur modifié par Luigi Vanvitelli (+ restauration du campanile)

1856 : décorée par Pietro Gagliardi

Façade

typique de la première renaissance romaine : 2 ordres de pilastres, raccord par lourdes volutes. Tripartite, 3 portes (la centrale à tympan et candélabres ; architraves sur les latérales et oculus).

Intérieur

Pietro Gagliardi et ses neveux, décoration. Histoires de Marie (murs de la nef), Prophètes (piliers), dont Ézéchiel, plafond.

sauf Isaïe qui est de Raphaël (cf bio).

Jacopo Sansovino, Madonna del Parto (1521)

Francesco Cozza, Tombe de Francesca Faggioli(1661)

Orgue (1905)

Cosimo Fanzago, bénitier avec Raphaël (1650)

Élève de Fanzago, bénitier avecGabriel (1660)

1D – Chapelle de Sainte Catherine d’Alexandrie (image)

Marcello Venusti, Catherine d’Alexandrie (1589) sur ardoise ; Saint Laurent (d), Saint Étienne (g) sur papier.

Anonyme 1600, Tombes de Stefano et Lorenzo Mutini dont les profils regardent vers l’autel.

2D – Chapelle de saint Joseph (image)

Domenico Spagnolo (ou Avanzino Nucci), Madone des Roses (1589), copie de Raphaël, Madone au voile pour Santa Maria del Popolo (aujourd’hui à Chantilly).

Avanzino Nucci, fresques de l’abside Histoires de la Vierge (1587-8) pour le cardinal G.B. Castagna (Urbain VII, pape de 12 jours, le plus court de l’histoire).

+ Jean l’Évangéliste (d), Jean-Baptiste (g)

Anonyme, Tombe de Pietro Gagliardi (qui avait peint les côtés, déplacés dans la sacristie après la découverte des fresques de G.B. Montagna).

3D – Chapelle de sainte Rita (1672, G.B. Contini) (image)

Giacinto Brandi, Santa Rita (1674) pour Camilla Orsini Borghese

Pietro Locatelli, Rita introduite miraculeusement au couvent par ses patrons Augustin, Nicolas de Tolentino, Jean-Baptiste (abside) ; Rita bébé entourée par les abeilles (d) ; Mort de Rita (g) (1686)

Sainte Rita de Cascia, née vers 1381 en Italie, est encore nourrisson lorsque survient l’épisode des abeilles. Alors qu’elle est laissée seule dans son berceau, un essaim d’abeilles blanches vient l’entourer. Les abeilles entrent et sortent de sa bouche sans lui causer la moindre blessure, et l’enfant reste parfaitement paisible. Un paysan qui passe à proximité, récemment blessé à la main, tente de chasser les abeilles. En agitant son bras, non seulement il ne parvient pas à les disperser, mais sa blessure guérit instantanément. Cet événement est interprété comme un signe miraculeux.

Dans la tradition chrétienne, cet épisode symbolise la pureté, la douceur, la protection divine et la vocation spirituelle précoce de sainte Rita. Les abeilles sont également vues comme un signe de la parole inspirée de Dieu et de la sainteté à venir de celle qui deviendra plus tard la « sainte des causes désespérées ».

4D – Chapelle de saint Pierre

Giovanni Battista (da) Cotignola, bas-relief, Remise des clés à Pierre (1596). Pas d’informations sur le sculpteur.

G.B. di Bianchi (da Cassigna) (1564).

École ombrienne du XV, tympan avec Dieu le Père

Giuseppe Vasconio, Anges musiciens (abside), Immaculée Conception (d), Assomption (g)

5D – Chapelle de la Croix (image)

Anonyme XV, croix en bois. Utilisée par Filippo Neri quand il étudiait dans le couvent adjacent.

Anonyme XVII, Anges avec les instruments de la Passion

Transept droit (1636, rénové par Vincenzo Della Greca)

Guerchin, Augustin entre Jean l’Évangéliste et Paul ermite

Giovanni Lanfranco, Augustin défait l’hérésie (d), Augustin accueille Jésus sous la forme d’un pèlerin (g)

Paolo Posi, Tombe du cardinal Renato Imperiali avec des sculptures de Pietro Bracci (1741).

Ludovico Stern, Portrait du cardinal Imperiali mis en mosaïque par Pietro Paolo Cristofari.

Pietro Gagliardi, Baptême d’Augustin (d)

Chapelle de Nicolas de Tolentino (à droite de l’autel)

Tommaso Salini, Saint Nicolas de Tolentino

G.B. Ricci et Vincenzo Conti, Histoire de Nicolas de Tolentino (1585-90)

Pietro Gagliardi, Quatre bienheureux de l’ordre des Augustins ; Fin de la peste à Cordoue (d) ; Vision de Nicolas durant la messe (g) (c.1850)

Maître-autel (1627, Bernini, ou Orazio Torriani) (image)

Tabernacle en forme de temple avec le marbre envoyé par les missionnaires.

Icône byzantine, Madonna Odighitria

Giuliano Finelli, Anges agenouillés (sur modèle en terre cuite du Bernin)

Pietro Bracci (g), Bartolomeo Pincellotti (d), Putti

Antonio Moroni, Augustin défait l’hérésie (XIX)

Chapelle de sainte Monique (à gauche de l’autel)

Giovanni Gottardi, La Vierge à la ceinture ou à la Consolation avec les anges et les saints Augustin et Monique (autel)

Isaia da Pisa, Tombe de Monique (mère d’Augustin) sur le sarcophage strié dans lequel sainte Monique fut initialement enterrée après sa mort en 387 à Ostie, attendant de s’embarquer avec son fils pour l’Afrique. Les restes de la sainte furent transférés dans l’urne de marbre vert sous l’autel par Vanvitelli pendant la restauration.

G.B. Ricci, Histoires de Monique (1585-90) (voûte)

Anonyme XVI, Tombe du cardinal Pietro Grifi

Chaplle Bongiovanni

Giovanni Lanfranco

La Vierge apparaît à saint Guillaume d’Aquitaine et Augustin (au milieu) ;

Saint Guillaume d’Aquitaine guéri par la Vierge (g)

Augustin médite sur le mystère de la Trinité (d)

Assomption avec évangélistes dans les pinacles (coupole)

Apôtres à la tombe de Marie (lunette).

L’effet d’illusion d’optique s’estompa lors de la construction du grand tombeau du cardinal Lorenzo Imperiali, qui réduisit la visibilité de la chapelle depuis l’extérieur. À l’origine, l’effet était spectaculaire, car seule une balustrade séparait la chapelle de l’église.

« Dans la voûte, Lanfranco construisit la première coupole baroque de Rome, transformant des éléments de l’illusionnisme du Corrège dans un style attribuable à l’influence d’Annibale Carracci. Les peintures latérales, quant à elles, sont dominées par une atmosphère de clair-obscur à la manière du Caravage. Une première version du retable, ne représentant que le Christ couronnant la Vierge (sans Dieu le Père) et avec une disposition différente des deux saints en adoration dans la partie inférieure, qui ne plut ni aux commanditaires ni aux Augustins, est aujourd’hui conservée au Louvre. » (Eric Schleier – Dizionario Biografico degli Italiani)

Transept gauche (image)

Giovanni Maria Baratta, décoration en marbre.

Melchiorre Caffà, Saint Thomas de Villanova et Charité (terminé par Ercole Ferrata)

Andrea Bergondi, haut-relief en stuc des Miracles de saint Thomas de Villanova

Domenico Guidi, Tombe de Lorenzo Imperiali (1672). L’aigle symbolise l’âme du cardinal.

Vestibule gauche

Isaia da Pisa, Docteurs de l’Église (à l’origine partie du tombeau de Monique)

Gaspare Sibilla, Deux bustes d’Augustin

Luigi Capponi, Crucifixion avec Cosme et Damien

Giovanni Duknovich (Dalmata), Christ mort tenu par deux anges

5G – Chapelle de saint Jean de Sahagun (1430-79) (image)

Sous le patronage de Camille Orsini Borghese.

Giacinto Brandi, Jean de Sahagun sauve la vie d’un enfant d’un puits avec une ceinture après avoir fait monter les eaux (c.1660)

Anonyme romain (sûrement Brandi), Histoires de Jean de Sahagun (c.1660) dont cette histoire à identifier

4G – Chapelle de sainte Apolline (image)

On lui a arraché les dents avant de la brûler : patronne des dentistes.

Girolamo Muziano, Apolline (1585)

Francesco Rosa, Allégorie du martyre (d) ; Allégorie de la virginité (g) ; Gloire d’Apolline (abside)

3ème pilastre gauche :

Raphël, Isaia de Raphaël (1512) (les autres prophètes peints dans l’église sont de Gagliardi).

Andrea Sansovino, Anne et Vierge à l’enfant (1521)

3G – Chapelle de sainte Claire de Montefalco (1742) (image)

Sainte Claire de Montefalco offre son cœur au Christ en quête d’un lieu où planter la Croix, sujet troublant et morbide choisi par Sebastiano Conca pour l’une de ses dernières œuvres romaines avant son retour à Naples.

Sainte Claire fut béatifiée en 1742, année de l’aménagement de la chapelle, et canonisée seulement en 1881.

Sebastiano Conca, Santa Chiara da Montefalco

Girolamo Nanni, Histoires de Claire et anges avec instruments de la passion

Anonyme XVIII, Claire en prière (d), Apparition du Christ à Claire (g)

2G – Chapelle Pio (1643, Bernini) (image)

Pour Angelo Pio. Construction confiée à Andrea Bolgi.

Le Bernin mélange pour la première fois la fresque et le stuc, pour un effet théâtral.

Le tableau d’autel, de Guidobaldo Abbatini, une Assomption de la Vierge, a été détruit pendant la rénovation de Vanvitelli.

Copie de la Madonna del Buonconsiglio vénérée à Genazzano.

Guidobaldo Abbatini, Ange de gloire (1643-9) (abside)

Andrea Bolgi, Tombe d’Angelo Pio (d) (1649), Tombe de Baldassare Pio (g)

Corps de saint Benoît < catacombes de saint Calliste (déplacé ici en 1930).

1G – Chapelle de Notre-Dame-de-Lorette

Caravage, Madone des pèlerins (1604-5) (cf bio)

Cristoforo Casolani, Guillaume d’Aquitaine (d), Marie-Madeleine (g), Annonciation, Couronnement de la Vierge et Nativité (abside).

Sacristie (1756-60) (image)

Par Luigi Vanvitelli et Carlo Murena pour remplacer l’ancienne sacristie.

Pour cette construction, Vanvitelli a détruit l’ancienne chapelle de sainte Hélène avec des peintures de Daniele da Volterra.

Gaspare Sibilla, Buste de Panvinio Onofrio (à droite de l’entrée). Onofrio Panvinio est le fondateur de l’archéologie chrétienne et de l’historiographie ecclésiastique moderne. C’est lui qui, le premier, a daté la fondation de Rome, à partir des sources, du 21 avril 753 avant J.-C.

Anonyme, Buste du cardinal Guillaume d’Estouteville, patron de l’église (au-dessus de la porte).

Giorlamo Muziano, Prêche d’Augustin

Pietro Gagliardi, Baptême d’Augustin (1887)

Giovanni Francesco Romanelli, Tommaso da Villanova

Anonyme, Monument funéraire du cardinal Alessandro Sassoferrato

Cabinets en bois du Brésil (1760)

Bibliothèque angélique

Première bibliothèque publique fondée en 1614 par l’augustin Angelo Rocca.

1659 : Borromini dessine la nouvelle aile, réalisée par Francesco Righi.

1756-65 : agrandie par Luigi Vanvitelli et Carlo Murena.

1873 : devient propriété de l’État italien.

1941 : siège de l’Accademia dell’Arcadia.

Globes céleste (1599) et globe terrestre (1603)

*

Cloître

Luigi Capponi, Tombe d’Ottoviano Fornari

Anonyme, Monument funéraire de l’évêque Giorgio Bonanuzio

Anonyme, Tombe de Giovanni Antonio Lomellini

Luigi Capponi, Tombe de Costanza Ammanati et Jacopo Ammanati Piccolomini

Tombe de la poétesse Tullia d’Aragona (où?)

*

Santi Celso e Giuliano

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_dei_Santi_Celso_e_Giuliano

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Santi_Celso_e_Giuliano_(Rome)

http://www.icrss.it/roma/

http://romapedia.blogspot.com/2019/12/sts-celsus-and-julian.html

Basilique mineure.

432 : selon la légende, consécration par Célestin I, dédié à 2 saints d’Antioche.

1008 : mentionné dans les sources comme Ecclesia Sancti Celsi

1198 : déclarée chapelle papale par Innocent III.

1509-35 : reconstruite sur un projet du Bramante. Inachevée.

1733-40 : reconstruite par Carlo De Dominicis pour Clément XII Corsini.

Façade stupéfiante.

1868 : restaurée par Andrea Busiri Vici.

XIX : restaurée.

Façade

= thème berninien d’un espace elliptique à axe transversal. De travertin.

= Façade en travées verticales, organisée sur deux niveaux principaux + couronnement

= Lecture clairement hiérarchisée et axiale. Forte centralité marquée par l’axe porte–oculus–fenêtre–fronton courbe

= Superposition d’ordres : Ordre colossal (pilastres corinthiens) unifiant visuellement les niveaux

= Colonnes engagées accentuant la verticalité

= Respect de la syntaxe classique, mais interprétation baroque libre

= Façade concave-convexe : Avancée du corps central, Retraits latéraux, Jeux d’ombres très marqués dus : Aux ressauts, Aux corniches multiples, Aux moulurations profondes

= sens de mouvement ascensionnel vers le couronnement

=Couronnement : Partie supérieure très développée : Corniches ondulantes : Profil brisé et courbe ; Croix sommitale comme point focal symbolique et visuel

= Transition fluide entre façade et ciel (typique du baroque romain)

Intérieur

Belle coupole ovale de tradition borrominienne.

1D – Chapelle de sainte Artémise et sainte Januarie

Giuseppe Lapis, Pape Cornelius entre saintes Artémise et Januarie (1737)

Urne du XVIIIe avec les reliques des saintes

2D – Chapelle de Marie-Madeleine

Emanuele Alfani, Marie-Madeleine (1736)

3D

Anonyme XVIIIe, Notre-Dame-des-Douleurs

Anonyme XV de Lucca, crucifix en bois

Maître-autel

Pompeo Batoni, Christ en gloire avec Celsus, Julien, Marconilla et Basilissa (1736-8)

Francesco Caccianiga, Saint Celsus victorieux sur les prêtres païens (1735)

Giacomo Triga, Saint Julien ressuscite un mort (1736)

3G –

Décoration XIX en néo-renaissance.

Copie XVI d’un original médiéval, Notre-Dame-des-Grâces (autel)

2G

Giuseppe Valeriano, Évêque Liborio (1736) (autel)

1G

Giuseppe Ranucci, Baptême du Christ (1736-7)

Giorgio Esposito (né en 1952 à Bari), Portrait de Pie XII (2020)

Baptistère jusqu’en 1930. Y fut baptisé le futur Pie XII (1939-58)

*

Sant’Angelo in Pescheria

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_di_Sant%27Angelo_in_Pescheria

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Sant%27Angelo_in_Pescheria_(Rome)

http://romapedia.blogspot.com/2018/04/st-angelo-in-fish-market.html

(dans le portique d’Octavie)

Église où l’on forçait les juifs à écouter les sermons pour les convertir.

VIII : construction. Proche du marché aux poissons (« in pescheria »).

752 : le pape Étienne II y transfère les reliques de sainte Sinforosa et Saint Getulio et de leurs 7 enfants.

XII : dédicacé à saint Angelo, sous le nom Sant’Angelo in Foro Piscium.

1583 : rénové par Martino Longhi l’Ancien.

1599 : chantier repris par Giacomo Della Porta.

1610 : on y retrouve le sarcophage avec l’inscription : « Hic requiescunt corpora SS. Martyrum Simforosae, viri sui Zotici (Getulii) et Filiorum ejus a Stephano Papa translata. »

1700 : rénovation

1719 : rénovation

1741 : rénovation

1821 : rénovation

1864 : rénovation par Alessandro Betocchi pour Pie IX Mastai-Ferretti.

« L’ingénieur Alessandro Betocchi est également intervenu à l’extérieur : il a démoli les baraquements situés à gauche de la façade du Propylée afin de lui redonner son aspect d’origine, il a détruit le mur qui masquait partiellement l’arche et a entrepris des fouilles pour mettre au jour la voie romaine. À l’intérieur, il a également dégagé les trois colonnes et la façade de l’église a été reculée. Cette façade a ensuite été enduite afin d’accentuer encore davantage le contraste avec les ruines romaines. » (Pier Paolo Racioppi)

1928-9 : écroulement du toit et restauration.

Façade

Pas vraiment de façade.

1D

G.B. Brughi, Trinité apparaît à Cyrus et Laurent

2D – chapelle de saint André des poissons (image)

Maco Tullio Montagna, Saint André (autel)

Bernardino Cesari (frère du chevalier d’Arpin), L’appel à André (1619)

Innocenzo Tacconi, fresques de l’histoire d’André, avec évangélistes et saints (1599)

Armoiries incrustées dans le sol en opus sectile de l’Université des Poissonniers, lors de la restauration en 1618 de la chapelle : le poisson est accompagné du cerf (symbole d’ancienne noblesse) et des oies du Capitole (symbole de fidélité).

Maître-autel (image)

Angelo Augero, copie (1862) du Saint Michel de Guido Reni à Santa Maria della Concezione.

Sarcophage chrétien avec les reliques de Cyrus d’Alexandrie.

2G

Benozzo Gozzoli (attribution), Vierge à l’enfant (1450). Détaché de l’extérieur.

1G – Chapelle de la croix

XVI, crucifix en bois

Francesco Manno, Saint François Caracciolo convertit un courtisan et Saint François Caracciolo adore l’eucharistie (1808)

*

San Giovanni della Pigna

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_di_San_Giovanni_della_Pigna

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:San_Giovanni_della_Pigna_(Rome)

http://romapedia.blogspot.com/2019/02/st-john-of-pine-cone.html

Tire son nom de la fameuse pomme de pin trouvée dans la zone qui est aujourd’hui dans la cour du Vatican. Cette pomme de pin vient du temple d’Isis.

975 : mention dans les sources.

1585 : confiée à la Confraternità della Pietà ai Carcerati

XVII : reconstruction par Angelo Torrone.

1837 : restauration par Virginio Vespignani.

1983 : restauration.

Interieur

Anonyme XIX, décoration et évangélistes dans les pinacles (1860).

XIX, chandelier en verre de Murano

Anonyme XIV, Tombes de Nicola, Giuliano et Giovanni Parcari.

Anonyme, Monument funéraire de Gaspare Elia (1624)

1D

Giacomo Zoboli, Martyre de saint Eleuterio (1738)

2D

Anonyme XVIII, Conversion de saint Genesio

Maître-autel

Baldassare Croce, Saint Jean-Baptiste (1628), dernière œuvre de l’artiste.

Luigi Garzi, Pietà (1690), abside.

2G

Antonio Gherardi (attribution), Vision de Thérèse d’Avila

1G

Anonyme XVII, Sainte Marie Majeure

*

Santissime Stimmate di San Francesco

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_delle_Santissime_Stimmate_di_San_Francesco

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Stimmate_di_San_Francesco_(Rome)

http://romapedia.blogspot.com/2020/01/sacred-stigmata-of-st-francis.html

(via dei Cestari, largo Argentina)

Il y a un cimetière souterrain décoré au plafond par les os des frères franciscains.

Fête de saint François le 17 septembre.

1192 : mention dans les sources d’une église des Calcariorum. Le nom provient de la présence de nombreux fours à chaux où, au Moyen Âge, des morceaux de calcaire ou de marbre provenant des monuments antiques étaient transformés en chaux.

1297 : consécration des Santissimi XL Martirium de Calcararo.

1597 : Clément VII Aldobrandini confie l’église à la Confraternité des Sacrés Stigmates de Saint François qui a été fondée en 1594.

1714 : reconstruction par G.B. Contini pour Clément XI Albani.

1716 : démission de G.B. Contini à cause de différends avec ses clients. Repris par Antonio Canevari : intérieur, façade, campanile.

1721 : fin des travaux.

1767 : Giacomo Zoboli est enterré quelque part dans l’église.

1974 : confiée aux Capucins de la province de Picena.

Façade (Antonio Canevari)

Façade-portique à deux ordres de colonnes qui dérive de Santa Maria in Via Lata de Pietro da Cortona : même tympan à arc syriaque, avec insertion théâtrale de la statue dans la niche-fenêtre.

Bernardino Cametti (ou Antonio Raggi), Statue de François (1718-21).

Portique

Adamo Tadolini, Tombe de Palmira Petracchi et de son fils Enrico Pulieri (1844).

Intérieur

Intérieur dérivé de Borromini. Espace rectangulaire à angles arrondis, voûte en berceau à six fenêtres.

Trois chapelles qui communiquent.

Un presbytère.

Giuseppe Valadier, décoration de la nef (1828-9) avec colonnes cannelées et dorées aux chapiteaux corinthiens.

Adeodato Bossi-Urbani, orgue (1856) (contre-façade)

Luigi Garzi, Gloire de François (1720) (plafond)

1D – Chapelle de la Rédemption (image) (décorée en 1725)

Francesco Mancini (attribution), Notre-Dame-des-Douleurs (autel)

Alessandro Algardi (attribution), Crucifix en ivoire

Marco Benefial, Flagellation (1730) (d), dans un style académique pour ce peintre.

Domenico Maria Muratori, Couronne d’épines (1730) (g)

Giovanni Odazzi, Triomphe de la Croix avec anges (1726) (voûte)

2D – Chapelle de saint Michel

Nicola Pannini, Saint Michel Archange (copie du XIX du fameux Guido Reni à Santa Maria dell’Immacolata Concezione)

3D – Chapelle de la Vierge

Marco Caprinozzi (Marco del Ruspoli da Civita Castellana), Apparition de la Vierge à Joseph Calasanz (c.1749)

Anonyme XIX, Naissance de la vierge (g) ; Présentation de la Vierge au temple (d)

Maître-autel

Francesco Trevisani, Saint François stigmatisé (1719)

Pietro Bracci, anges en stuc du pédiment

Lorenzo Ottoni, Tombe du comte Ladislaus Constantine Wasa (image à vérifier), fils de Ladislaus IV, commandé par le futur Clément XI Albani.

3G – Chapelle de saint Antoine de Padoue (restaurée en 1870 par Andrea Busiri Vici)

Francesco Trevisani, Saint Antoine (1719) (autel)

2G – Chapelle Pecci (famille de Léon XIII) (image)

Domenico Torti, Immaculée conception (autel) et fresques (1887)

1G – Chapelle des 40 martyrs

Giacinto Brandi, Martyre des 40 Martyrs de Sebaste (c.1660) : œuvre qui marque sa maturité.

Sacristie

Girolamo Pesci, Pardon d’Assise (plafond)

Massimo Stanzione (attribution), Mort de François

Copie d’Annibale Carrache, Déposition

Reliquaire en argent de 1633, don du cardinal Francesco Barberini (ou du roi François II d’Espagne), contenant des fragments de tissu et d’éponge imbibés du sang qui a coulé des plaies de saint François, recueillis par Fra Leone, disciple du saint.

Oratoire (premier étage)

Filippo Lauri, Extase de François (plafond)

Atelier de Sebastiano Conca, Apparition de François à Grégoire IX (1720-4), Sainte Élisabeth de Hongrie, et Sainte Claire.

Giacinto Brandi, François stigmatisé

*

San Stanislao dei Polacchi

https://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_di_Santo_Stanislao_dei_Polacchi

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:San_Stanislao_dei_Polacchi_(Rome)

http://romapedia.blogspot.com/2019/12/st-stanislaus-of-polish-people.html

(via delle Botteghe oscure)

Seule église de la nation polonaise d’Italie.

XII : construction. San Salvatore Pensilis de Surraca. À partir du portique de la crypte de Balbus.

« In Pensilis » signifie « au milieu des fourneaux » et désignait en effet la région du calcarario, où l’on transformait autrefois le marbre en chaux.

Surraca faisait peut-être référence à une famille du même nom qui vivait dans la région.

1575 : confiée au cardinal polonais Stanislaw Hozjusz.

1580-2 : reconstruction.

1598 : consacrée et dédiée à l’évêque de Cracovie, martyrisé en 1079 et saint patron de la Pologne.

1729-35 : restaurée par Francesco Ferrari et Luigi Barattoni.

Intérieur

Ermenegildo Costantini, Gloire de Stanislas (1774-7), avec Tadeusz Kuntze.

La collaboration de Costantini avec Kuntz (…) révèle une affinité stylistique entre les deux artistes, témoignant du champ formel dans lequel Costantini évoluait. Kuntz est en effet le peintre qui « a définitivement achevé le rococo romain » (Schleier). Ainsi, bien qu’il travaillât à Sainte-Catherine aux côtés d’artistes tels que Lapis, Monosilio, Corvi et La Piccola, peintres de transition qui faisaient leurs premières expériences néoclassiques, Costantini ne tira de cette proximité aucune incitation à une mise à jour formelle de son style, demeurant un représentant isolé d’un langage décoratif fondé sur la grâce rococo. (Marina Coccia – Dizionario Biografico degli Italiani Treccani)

1D

Franciszek Smuglewicz, Le prince Casimir apparaît pendant le siège de Polock en 1518 (1765) (autel)

Szymon Czechowicz, Hedwig d’Andechs et la croix (ovale)

2D

Tadeusz Kuntze, Saint Stanislas ressuscite Piotrowin (1755) (autel)

Maître-autel

Antiveduto Grammatica, Christ avec Stanislas et Hyacinthe, et évêque (c.1594)

Ermenegildo Costantini, Dieu le père (1774-7)

Dernier pillier à gauche

Anonyme, Monument funéraire de l’artiste Giacomo Raffaelli (1863)

2G

Szymon Czechowicz, Sainte Edwige adore la croix (1725) (autel)

1G

Salvatore Monosilio, Saint Jean Kanty donne ses biens aux pauvres (1767) (autel)

Szymon Czechowicz, Communion donnée par un angesà Stanislas Kostka (oval)

Sacristie

Franciszek Smuglewicz, Histoires de Stanislas

*