(derrière piazza Navona. Horaires très restreints, voire fermée.)
Proche de l’Opus Dei ? (tombeau du fondateur…)
638 : construction sur le site des Ludi Apollinares, jeux en l’honneur d’Apollon.
Dédiée à saint Apollinaris, d’Antioche (premier évêque de Ravenne). Permet d’effacer le souvenir païen…
1741-8 : reconstruite par Ferdinando Fuga.
Vestibule
Anonyme XV, Madonna dell’Apollinare. Recouverte en 1494 avec de la chaux pour la protéger contre les soldats de Charles VIII, découverte par hasard lors d’un tremblement de terre en 1648.
« Selon Vasari, Tommaso Boscoli aurait collaboré avec Michel-Ange à la sculpture du gisant du pape dans le mausolée de Jules II, à l’église Saint-Pierre-aux-Liens.
« Cette œuvre, inspirée du groupe similaire d’Andrea Sansovino à Saint-Augustin de Rome, et faisant également référence à celle de Francesco da Sangallo à Orsanmichele, à Florence, et reprenant par endroits les modèles de Michel-Ange, témoigne d’une composition incertaine et d’un goût archaïque » (Giancarlo Bojani – Dizionario Biografico degli Italiani Treccani).
1507 : début du projet (par Bramante?), mais tout de suite interrompu.
Pour la guilde des boulangers (encore aujourd’hui). Commande de Jules II Della Rovere.
1522 : repris par Antonio da Sangallo le Jeune.
1534 : consacré (avec un toit temporaire)
1573-6 :campanile par Jacopo Del Duca : « Le tambour et le dôme constituent l’une des réalisations majeures de l’architecture romaine de la fin du XVIe siècle. Dans cette œuvre, l’architecte inverse le rapport entre la base et le dôme, faisant émerger ce dernier de la première : la base devient ainsi un élément générateur de formes et ses cadres architecturaux guident le regard du bas vers le haut. Le caractère ascendant de la vision est renforcé par les éléments décoratifs jusqu’à l’éclatement radial de la lanterne, que le critique néoclassique Francesco Milizia qualifiait de « cage à grillons ». Avec le petit clocher à l’allure étrange, l’architecte applique, dans un esprit maniériste, les préceptes de Michel-Ange, son grand maître, créant un mécanisme architectural libre et d’une grande qualité. »
1638-48 : restructuration et sacristie par Gaspare De Vecchi.
1867-75 : restauration par Luca Carimini
Voûte et contre-façade
Cesare Mariani, Histoire de Marie (tambour) ; Prophètes, sibyles, saints et anges (voûte) ; Marie de Lorette portée par les anges (contre-façade) (1870-4)
1373 : mort de Brigida (Birdgitta Birgersdotter) qui habitait ici avec sa fille, santa Caterina. La maison fut donnée par Francesca Papazzurri (qui avait rencontré Bridget lors du Jubilée de 1350 à Assise) au monastère suédois de Vadstena, premier siège de l’ordre des Brigidini.
1391 : proclamée sainte par Boniface IX.
1626-41 : première église construite par Francesco Peparelli.
1704-5 : restauration de la façade et reconstruction de la voûte par Pietro Giacomo Patriarca, collaborateur de Carlo Fontana, pour Clément XI Albani (à qui l’église était confiée quand il était cardinal).
Couleurs originales : bleu et blanche (très communes au XVIIIe).
1780 : restauration par Pie VI Braschi (qui a un ancêtre suédois)
1894 : restauration par Raffaele Ingami qui dessine aussi le campanile.
Façade (1704-5, par Pietro Giacomo Patriarca)
Andrea Fucigna, Brigida (gauche), Catherine (droite) (1705)
Contre-façade
Eugenio Cisterna, Anges (1894) peints sur la chair en bois.
« Les tableaux ont été exécutés selon une technique spéciale sur enduit sec, semblable à la tempera, qui permettait à Puccini d’obtenir des nuances douces de jaune et de blanc et, par conséquent, des effets de lumière très réussis. La représentation est entourée d’emblèmes tirés de l’Iconologia de Cesare Ripa, un manuel de symboles bien connu des artistes du XVIIe siècle : on y trouve différentes figures allégoriques qui soulignent la lutte acharnée de Brigitte contre l’hérésie et son ascension au ciel. » (Sofia Barchiesi)
Nef
Biagio Puccini, 6 Histoires de Brigida : « Vierge et Brigida » & « Vierge couronne Brigida » (droite) ; « Communion mystique de Brigida » & « Christ et Brigida » (gauche) ; « Brigida en extase » & « le Christ apparaît à Brigida » (presbytère)
Autel de droite
Copie d’un original perdu d’Annibale Carrache, Vierge et enfant (1694)
Pietro Camporese l’Ancien (dessin) et Tommaso Righi (sculpteur), Monument funéraire de Nils Bielke (1768) (droit)
2D – chapelle de saint Jean-Baptiste (1682, Cesare Corvara pour BG Cimini et sa femme Caterina Raimondi)
Andrea Fucigna, portraits en marbre de Cimini et sa femme Raimondi: « Le buste de G.B. Cimini, attribué à tort à Andrea Bolgi (…), s’inspire, pour la découpe de l’image et pour son insertion dans une niche murale sans tombeau, de l’image de Gabriel Fonseca de Gian Lorenzo Bernini. La religiosité poignante du prototype n’est cependant qu’une émanation d’émotion manifestée avec calme chez Cimini, dont les traits sont exprimés avec un réalisme modéré. Si le buste de Cimini est comparable aux œuvres de Fucigna attestées avec certitude au début du XVIIIe siècle, comme le tombeau d’Eleonora Boncompagni Borghese à S. Alessio, celui de Caterina Raimondi, réalisé une vingtaine d’années plus tard, est stylistiquement très différent, beaucoup plus rigide et froid. » (Maria Barbara Guerrieri Borsoi – Dizionario Biografico degli Italiani Treccani)
Giacinto Calandrucci, Baptême du Christ (autel), Sainte famille, Père éternel (lunettes).
Urne de porphyre avec les corps d’Eustache, sa femme Theopista, son fils Agapito et sa fille Theopista aussi.
Galileo Parisini, Triomphe de la Croix (abside)
Augusto Foli, niches (1900) avec les statues du Christ et de la Vierge
« Une solution architecturale intéressante et originale peut être admirée dans le transept : les bords sont biseautés, ce qui donne à l’église un plan elliptique. Cette impression elliptique est accentuée par la faible profondeur de l’abside. D’élégants balcons accompagnent, par une ligne convexe et douce, la concavité des angles arrondis. » (Vincenzo Francia)
Nicolas de Verdun,Châsse de Notre-Dame(1200-5), commandée par l’évêque Etienne. « Coffre en chêne est entièrement recouvert de métal rehaussé d’émaux, de vernis brun, de pierreries, de cristal de roche. [Cette châsse] constitue une anthologie presque complète de tous les procédés que les orfèvres ont exploités au Moyen Âge : technique du repoussé, de la coulée, de l’estampage, de la gravure, de la ciselure, du filigrane, du vernis brun, de l’émaillerie. »
Une inscription latine au bas de la châsse indique le nom de l’orfèvre et précise que celui-ci a utilisé 109 marcs d’argent (26,677 kg) et 6 marcs d’or (1,468 kg).
= 14 scènes de la vie de la Vierge et de Jésus : Annonciation, Visitation, nativité, adoration des mages, fuite en Egypte, présentation de Jésus au Temple, baptême de Baptiste, Vierge à l’enfant avec
XV : bas-relief du trumeau, avec Martin qui donne la moitié de son manteau à un pauvre. Et l’ensemble de la frise de grappes et des supports pour des statues qui n’ont jamais été exécutées.
1650 : jubilé célébré par l’évêque de Tournai.
1686 : vol du tabernacle (17-18 décembre). Les objets volés figurent dans le tableau de Jan van Moerkercke (cf ci-dessous)
1862 : incendie suite à un coup de foudre. Traces visibles sur les colonnes de Pierre et Paul.
1939 : statue de Martin par Jozef Lelan au milieu de la porte.
Baptistère. Avec tombe de Wouter van der Gracht et sa femme Elisabeth van Vlierden. Représenté en chevalier. Trouvée en 1958 sous le sol du chœur.
Antependium (brocart qui orne le devant de l’autel : notice wiki) de 1644 : le Christ presse « le vin mystique » ! Le sang coule sur le vin de l’Eucharistie.
Karel van Mander, Martyre de Catherine
Baptistère de la chapelle ouest. Marbre rouge et 2 bustes : Martin et Eloi. La légende veut que Eloi fondât ce lieu en 650 et qu’il le dédicaçât à Martin, évêque de Tours (mort en 397).
Gaspard De Crayer, Adorations des rois mages (1609/19), avec autoportrait.
Chaire de vérité (1665). Escalier de 1805.
Nicolas Lecreux (1733-1798), 12 apôtres sur les piliers.
Jan de Coninck (peintre par ailleurs inconnu?), Légende de Martin (1632), Martin au milieu sur son cheval et 4 médaillons avec des légendes qui lui sont liées.
Jan Moerkercke (1623-89),Peinture du tabernacle de Saint-Martin de Courtrai (ss date). Le tabernacle avait été volé le 17-8 décembre 1686 par 3 voleurs. Peu de temps après, on retrouva un sac contenant le butin abandonné dans les eaux sales et putrides d’un étang de Maaltebrugge, près de Gand. La légende raconte qu’un berger innocent menait ses moutons au point d’eau. Les animaux agités se mirent à bêler et s’agenouillèrent dans l’herbe. Le berger avertit alors le curé de la paroisse locale et, de fil en aiguille, un miracle se produisit. Les trésors purent être restitués pour la Noël à l’église Saint-Martin. Une chapelle fut érigée sur le lieu de la découverte. L’eau devint tout à coup limpide et miraculeuse. Il s’est avéré que le principal auteur, un certain Pieter Bogaert surnommé Gros Pierre, avait déjà plusieurs vols à son actif. Après avoir eu la main droite tranchée en place publique sur le Korenmarkt à Gand, il mourut sur le bûcher. Les objets sont toujours dans l’église de Courtrai.
Jan Ykens (1613-79), Descente de croix (1644, Saint-Martin, Courtrai). Proche du tableau de Rubens à Notre-Dame d’Anvers. Dans le couvent des Capucins. Installé à Saint-Martin en 1967.
Anonyme 1894, Groupe de l’enterrement du Christ (dans la Kelderke Gods, chapelle-Dieu)
Bernaert van Rijckere (1535-90),Triptyque de la Pentecôte (1585, image avec volets). Ssolidement structuré. Corps stables, sans maniérisme. Détails des matières. Apparaît derrière le saint Eloi de Maerten De Vos.
1199 : fondation de l’église capitulaire par Baudouin de Flandres avant son départ pour la 4ème croisade, durant laquelle il devint empereur byzantin de Constantinople.
1275 : construction du transpet et des 3 nefs
1300 : construction du chœur et du déambulatoire
1302 : bataille des Eperons d’Or.
1370-3 : construction de la Chapelle de sainte Catherine (chapelle des Comtes) pour héberger son tombeau.
1382 : bataille de Westrozebeke : les mercenaires bretons au service du roi de France pillent l’église et incendient Courtrai. Ils reprennent les éperons d’or.
1418-21 : construction de la chapelle de la Vierge
1578 : pillage et destruction par les Calvinistes
1731-97 : chœur et déambulatoire revêtus de marbre style Louis XIV
1797 : Révolution française : abolition du chapitre, l’église est vendue.
1803 : l’ancienne église capitulaire devient église paroissiale afin d’éviter la destruction.
1944 : bombardement du 21 juillet, graves dommages.
2013-4 : restauration.
Contre-façade
Plaque commémorative de Guido Gezelle (vicaire 1872-89).
Jubé
Orgue Van Peteghen. Buffet d’orgue avec atlantes (1771, projet M. Lefebvre)
M. Martens, vitraux, anges musiciens (1970)
Gauche et droite de l’entrée
Jean Nicolas, vitraux (1936) Saint Anne ; saint François et sainte Barbe (gauche).
Anonyme, statue de la Vierge (XVIIIe), entre les deux panneaux de De Crayer.
12 corbeaux sculptés soutenant les arcs de voûte.
M. Martens, vitraux (1970), Les mystères du rosaire : mystère douloureux (Notre-Dame des 7 douleurs) ; mystères glorieux (couronnement de Marie) ; mystère joyeux (naissance de Jésus)
Chapelle latérale
Pierre tombale de Jean d’Esclaibes et de son épouse Jacqueline de Postella (XVII)
P. de Witte, fragment de retable votif (XVI) (gauche)
Dalle funéraire ronde du doyen J. de Neufvillette (mort en 1487) (droite)
Chœur
Beau marbre de la région.
J. Lefebvre (1733-75?), maître-autel baroque (ss date)
Cloche provenant de la chapelle des Comtes (1413)
M. Van Damme, nouvel autel et ambon en marbre de Carrare (2014)
Déambulatoire (de gauche à droite)
Autel dédié à saint Roch
Monument commémoratif du chanoine R. Braye.
Autel de la Croix et mise au tombeau.
Monument commémoratif du chanoine P. de Meulenaere.
Autel dédié à Marie-Madeleine.
Liste de certains chanoines du chapitre.
Noms des curés de la paroisse à partir de 1803.
Allégories de la Mort (droite) et du Temps.
M. Martens, vitraux, chevaliers flamands en armure.
Accès au tabernacle à tambour par un double escalier.
Voûte : éperons d’or et petits lions. Suite à la bataille des Eperons d’Or, ou bataille de Courtrai (11 juillet 1302), les éperons d’or des chevaliers français vaincus furent offerts à la Vierge. Repris après la bataille de Westrozebeke (1382). Copies actuelles de 1952 (650e anniversaire).
Par Louis II de Flandre, sur l’exemple de la Sainte Chapelle de Paris. 1374.
Mausolée personnel et dévotion envers Sainte Catherine (il est né le 25 novembre, jour de sa fête).
Était prévue la tombe de Louis de Male (qui meurt en 1384), d’André Beauneveu, qui fut finalement enterré à la collégiale Saint-Pierre de Lille. Son tombeau a été depuis démantelé (des restes au musée de Dijon).
André Beauneveu, sainte Catherine. Il y avait une chapelle Sainte-Catherine, où on trouvait la superbe Sainte Catherine de Gaspard de Crayer (aujourd’hui à Grenoble, suite aux prises révolutionnaires). Marbre blanc d’1m60. Idéalisme accentué de l’expression + léger contrapposto traditionnel. Foule aux pieds l’image de l’empereur Maximin, qui l’a suppliciée, symbole du Mal.
Portraits des « forestiers » et des comtes de Flandre jusqu’en 1797 (abrogation du comté). On en dit certains de Melchior Boederlaem (mais douteux).
M. Martens, vitraux, histoire du comté de Flandre jusqu’au comte Louis de Male.
Entrée de la chapelle
Tombe décorée (XV) sous le pavement du chœur après les restaurations des années 1950.
Transept droit
M. Martens, vitraux (1970). Saints de Flandre ; saint Nicolas.
Baptistère
Fonts baptismaux (1911) offerts par le curée Franciscus De Conninck avec représentation des docteurs de l’Église (Jérôme, Augustin, Grégoire, Ambroise) ; des prophètes (Isaïe, Daniel, Jérémie, Ezéchiel) ; des évangélistes (Marc, Mathieu, Luc, Jean) ; des 12 apôtres.
Sur le couvercle, saint François-Xavier ; sur la potence qui sert à soulever le couvercle, une Annonciation.
J. Nicolas, vitraux (1936), création (Dieu le père) ; rédemption (naissance, crucifixion et résurrection de Jésus) ; grâce des sacrements (l’Esprit et les 7 sacrements) ; baptême du Christ par Jean-Baptiste.
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