https://it.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_Santa_Sabina
https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Santa_Sabina_(Rome)
https://romapedia.blogspot.com/2014/01/basilica-of-st-sabina-at-aventine-hill.html
Église desservie par les Dominicains.
425 : début de la construction par Pierre d’Illyrie pour Célestin I.
Peut-être sur la maison d’une matrone, qui organisait chez elle les offices.
432-40 : terminée sous Sixte III.
V : première figuration de la Crucifixion sur la porte en bois. Tardif : jusqu’au IV, l’iconographie chrétienne ne représente pas de scènes violentes.
795-816 : restaurée par Léon III.
824-7 : enrichie par Eugène II.
XIII : Dominique de Guzman vit ici.
Dans le cloître se trouve un oranger, que, selon la tradition, saint Dominique aurait rapporté d’Espagne. On peut l’apercevoir depuis l’église à travers une ouverture dans le mur, protégée par une vitre, devant le portail en bois. Il est considéré comme un arbre miraculeux car il a continué à porter des fruits à travers d’autres arbres issus de l’arbre originel.
1379 : La légende raconte que les cinq oranges confites offertes par sainte Catherine au pape Urbain VI (1378/89) proviennent de l’oranger rapporté par Dominique d’Espagne.
1587 : rénovée par Domenico Fontana pour Sixte V Peretti.
1643 : rénonvée par Francesco Borromini.
1836 : restauration de la porte, avec modifications (cf ci-dessous).
Restauration de l’abside de Zuccari par Vincenzo Camuccini.
1914-9 et 1936-7 : Antonio Munoz supprime les ajouts de Fontana et Borrimini pour revenir à l’état originel.
1937 : Sur la place, masque de Sainte Sabine, déplacé ici en 1937 depuis le Forum romain où il se dressait autrefois au-dessus de l’énorme bassin de granit qui se trouve aujourd’hui devant le Palazzo del Quirinale.
Plan : image
Porte en cyprès (images)
Portail à cadre classique en marbre et à remarquables portes en bois de cyprès, vers 450 : 28 cadres en relief (dont dix disparus) restaurés en 1836, présentant un parallèle entre Moïse (la Loi) et le Christ (l’Évangile). La « Crucifixion », les yeux ouverts et sans auréole, est l’une des premières représentations visuelles de la Crucifixion au monde.
Sur le panneau représentant le « Passage de la mer Rouge », le restaurateur a remplacé le visage du pharaon noyé par celui de Napoléon.
Première colonne : Crucifixion ; Guérison de l’aveugle-né – Multiplication des pains et des poissons – Noces de Cana ; Le Christ réprimande Thomas ; Trois épisodes de la vie de Moïse ; Le Christ est condamné par Pilate.
2 : L’ange et les femmes (Maries) au tombeau ; Quatre épisodes de la vie de Moïse et des Juifs dans le désert ; L’apparition du Christ ressuscité aux deux Maries ; Scène d’acclamation.
3 : Épiphanie ; Ascension ; Jésus annonce le reniement de Pierre ; 3 épisodes de l’Exode des Juifs (exode des Juifs, mort du Pharaon, serpent de bronze).
4 : Le Christ sur le chemin d’Emmaüs ; Le triomphe du Christ et de l’Église ; Habacuc s’envole vers Daniel (Abduction d’Habaduc) ; Élie monte au ciel ; Le Christ devant Caïphe.
+ Adoration des mages, des bergers ou multiplication des pains avec Vierge à l’enfant ?
Intérieur
À gauche de la porte d’entrée se trouve une « pierre noire ronde sur une colonne en spirale » : on l’appelle Lapis Diaboli (image), c’est-à-dire pierre du diable, car, selon la légende, le diable l’aurait lancée contre saint Dominique en prière, mais elle aurait heurté et brisé une dalle de marbre recouvrant les ossements de plusieurs martyrs.
En réalité, cette dalle de marbre fut brisée par Domenico Fontana lors de la restauration de 1587, qui visait à déplacer le lieu de sépulture des martyrs. Il en jeta les morceaux, qui furent ensuite retrouvés et rassemblés ; ils sont aujourd’hui visibles au centre du chœur.
24 colonnes < Temple de Junon Regina (Stendhal le rappelle déjà).
V/VI, frise en opus sectile.
Tombe de Munoz Zamora (1300) au sol. Décoration en mosaïque de Jacopo Torriti ou Pasquale da Viterbo.
Andrea Bregno (atelier), Tombe du cardinal Auxia Despuig (1484) (à droite dans la nef)
Mascioni, Orgue (1936) (images)
Contre-façade
Seul vestige des mosaïques datant d’environ 435, avec l’« inscription métrique » rédigée en caractères d’imprimerie philocaliens, mentionnant le concile d’Éphèse de 431, peut-être par Paulin de Nole, flanquée de deux figures féminines représentant l’« Ecclesia ex Gentibus » (Église des Gentils, non juive) et l’« Ecclesia ex Circumcisione » (Église des Juifs).
Les caractères d’imprimerie philocaliens ont été conçus par le calligraphe Furius Dyonisius Philocalus, également auteur du plus ancien calendrier romain de l’Église, le Chronographe romain de 354.
Droite – chapelle de saint Hyacinthe (images)
Lavinia Fontana, La Vierge et saint Hyacinthe (1600)
Federico Zuccari, Triomphe de Hyacinthe (plafond) et Histoires de Hyacinthe aux murs. Style limpide et sévère, direct, avec emprunts à la peinture florentine du XVe.
Abside (images)
Taddeo Zuccari, Christ avec apôtres (1560). Reprend l’iconographie de la mosaïque préexistante. Restaurée en 1836 par Vincenzo Camuccini.
Eugenio Cisterna, fresques de l’arc triomphal (1919-20)
Gauche – Chapelle d’Elci ou de sainte Catherine (1671, G.B. Contini) (images)
Copie de Sassoferrato, Vierge du Rosaire avec Dominique et Catherine de Sienne (1643). L’original est au musée des Dominicains (images).
Giovanni Odazzi, Triomphe de Catherine et pendentifs avec histoires de sa vie.
Autel de saint Dominique (images)
Zone archéologique (images)
Au nord de l’église, près du jardin, des vestiges de la pierre de cappellaccio des remparts serviens, datant de la première moitié du VIe siècle avant J.-C., ont été mis au jour. Des blocs de tuf de la Grotta Oscura y furent empilés lors de la reconstruction des remparts en 378 avant J.-C.
Ces deux types de matériaux, visibles ici, constituent des preuves archéologiques corroborant les sources écrites qui décrivent Rome au VIe siècle avant J.-C. comme une immense cité entourée de remparts de 11 km (6,8 miles). Ces remparts couvraient une superficie de 4,26 km² (1,6 mile carré).
Musée (images)
L’original de Sassoferrato
Vincenzo Foppa, Saint Pierre
Antoniazzo Romano, San Vincenzo Ferrer, Christ et donateur (1480-90)
Atelier de Carlo Maratta, Baptême du Christ
Atelier d’Arnolfo di Cambio, Pilastre avec statue de saint Dominique (1290-1310)
Domenico Carnevali (attr.), Annonciation
Domenico Maria Muratori, Pie V et le miracle de la Croix (1740)
Giovanni Maria Morandi, Notre-Dame-du-Rosaire (1686)
Anonyme XVII, Dominique reçoit de Pierre et Paul le bâton et l’évangile (c.1650)
Anonyme XVIII, Michel chasse les démons
Salvatore Monosilio (attr), Caterina de’ Ricci et le miracle de la Croix (1750-80)
Atelier du Guerchin, Incrédulité de Thomas
Anonyme XVIII, Buste de Benoît XIII (en bois)
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