Sant’Agostino in Campo Marzio

(Toutes les églises de Rome : https://rodolphe-gauthier.com/rome)

https://it.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_Sant%27Agostino_in_Campo_Marzio

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Sant%27Agostino_(Rome)_-_Interior

1ère partie : http://romapedia.blogspot.com/2018/03/st-augustine-first-part.html

2ème partie : http://romapedia.blogspot.com/2018/03/st-augustine-second-part.html

1420 : construction

1479-83 : agrandie par Giacomo da Pietrasanta et Sebastiano Fiorentino

1756-61 : intérieur modifié par Luigi Vanvitelli (+ restauration du campanile)

1856 : décorée par Pietro Gagliardi

Façade

typique de la première renaissance romaine : 2 ordres de pilastres, raccord par lourdes volutes. Tripartite, 3 portes (la centrale à tympan et candélabres ; architraves sur les latérales et oculus).

Intérieur

Pietro Gagliardi et ses neveux, décoration. Histoires de Marie (murs de la nef), Prophètes (piliers), dont Ézéchiel, plafond.

sauf Isaïe qui est de Raphaël (cf bio).

Jacopo Sansovino, Madonna del Parto (1521)

Francesco Cozza, Tombe de Francesca Faggioli(1661)

Orgue (1905)

Cosimo Fanzago, bénitier avec Raphaël (1650)

Élève de Fanzago, bénitier avecGabriel (1660)

1D – Chapelle de Sainte Catherine d’Alexandrie (image)

Marcello Venusti, Catherine d’Alexandrie (1589) sur ardoise ; Saint Laurent (d), Saint Étienne (g) sur papier.

Anonyme 1600, Tombes de Stefano et Lorenzo Mutini dont les profils regardent vers l’autel.

2D – Chapelle de saint Joseph (image)

Domenico Spagnolo (ou Avanzino Nucci), Madone des Roses (1589), copie de Raphaël, Madone au voile pour Santa Maria del Popolo (aujourd’hui à Chantilly).

Avanzino Nucci, fresques de l’abside Histoires de la Vierge (1587-8) pour le cardinal G.B. Castagna (Urbain VII, pape de 12 jours, le plus court de l’histoire).

+ Jean l’Évangéliste (d), Jean-Baptiste (g)

Anonyme, Tombe de Pietro Gagliardi (qui avait peint les côtés, déplacés dans la sacristie après la découverte des fresques de G.B. Montagna).

3D – Chapelle de sainte Rita (1672, G.B. Contini) (image)

Giacinto Brandi, Santa Rita (1674) pour Camilla Orsini Borghese

Pietro Locatelli, Rita introduite miraculeusement au couvent par ses patrons Augustin, Nicolas de Tolentino, Jean-Baptiste (abside) ; Rita bébé entourée par les abeilles (d) ; Mort de Rita (g) (1686)

Sainte Rita de Cascia, née vers 1381 en Italie, est encore nourrisson lorsque survient l’épisode des abeilles. Alors qu’elle est laissée seule dans son berceau, un essaim d’abeilles blanches vient l’entourer. Les abeilles entrent et sortent de sa bouche sans lui causer la moindre blessure, et l’enfant reste parfaitement paisible. Un paysan qui passe à proximité, récemment blessé à la main, tente de chasser les abeilles. En agitant son bras, non seulement il ne parvient pas à les disperser, mais sa blessure guérit instantanément. Cet événement est interprété comme un signe miraculeux.

Dans la tradition chrétienne, cet épisode symbolise la pureté, la douceur, la protection divine et la vocation spirituelle précoce de sainte Rita. Les abeilles sont également vues comme un signe de la parole inspirée de Dieu et de la sainteté à venir de celle qui deviendra plus tard la « sainte des causes désespérées ».

4D – Chapelle de saint Pierre

Giovanni Battista (da) Cotignola, bas-relief, Remise des clés à Pierre (1596). Pas d’informations sur le sculpteur.

G.B. di Bianchi (da Cassigna) (1564).

École ombrienne du XV, tympan avec Dieu le Père

Giuseppe Vasconio, Anges musiciens (abside), Immaculée Conception (d), Assomption (g)

5D – Chapelle de la Croix (image)

Anonyme XV, croix en bois. Utilisée par Filippo Neri quand il étudiait dans le couvent adjacent.

Anonyme XVII, Anges avec les instruments de la Passion

Transept droit (1636, rénové par Vincenzo Della Greca)

Guerchin, Augustin entre Jean l’Évangéliste et Paul ermite

Giovanni Lanfranco, Augustin défait l’hérésie (d), Augustin accueille Jésus sous la forme d’un pèlerin (g)

Paolo Posi, Tombe du cardinal Renato Imperiali avec des sculptures de Pietro Bracci (1741).

Ludovico Stern, Portrait du cardinal Imperiali mis en mosaïque par Pietro Paolo Cristofari.

Pietro Gagliardi, Baptême d’Augustin (d)

Chapelle de Nicolas de Tolentino (à droite de l’autel)

Tommaso Salini, Saint Nicolas de Tolentino

G.B. Ricci et Vincenzo Conti, Histoire de Nicolas de Tolentino (1585-90)

Pietro Gagliardi, Quatre bienheureux de l’ordre des Augustins ; Fin de la peste à Cordoue (d) ; Vision de Nicolas durant la messe (g) (c.1850)

Maître-autel (1627, Bernini, ou Orazio Torriani) (image)

Tabernacle en forme de temple avec le marbre envoyé par les missionnaires.

Icône byzantine, Madonna Odighitria

Giuliano Finelli, Anges agenouillés (sur modèle en terre cuite du Bernin)

Pietro Bracci (g), Bartolomeo Pincellotti (d), Putti

Antonio Moroni, Augustin défait l’hérésie (XIX)

Chapelle de sainte Monique (à gauche de l’autel)

Giovanni Gottardi, La Vierge à la ceinture ou à la Consolation avec les anges et les saints Augustin et Monique (autel)

Isaia da Pisa, Tombe de Monique (mère d’Augustin) sur le sarcophage strié dans lequel sainte Monique fut initialement enterrée après sa mort en 387 à Ostie, attendant de s’embarquer avec son fils pour l’Afrique. Les restes de la sainte furent transférés dans l’urne de marbre vert sous l’autel par Vanvitelli pendant la restauration.

G.B. Ricci, Histoires de Monique (1585-90) (voûte)

Anonyme XVI, Tombe du cardinal Pietro Grifi

Chaplle Bongiovanni

Giovanni Lanfranco

La Vierge apparaît à saint Guillaume d’Aquitaine et Augustin (au milieu) ;

Saint Guillaume d’Aquitaine guéri par la Vierge (g)

Augustin médite sur le mystère de la Trinité (d)

Assomption avec évangélistes dans les pinacles (coupole)

Apôtres à la tombe de Marie (lunette).

L’effet d’illusion d’optique s’estompa lors de la construction du grand tombeau du cardinal Lorenzo Imperiali, qui réduisit la visibilité de la chapelle depuis l’extérieur. À l’origine, l’effet était spectaculaire, car seule une balustrade séparait la chapelle de l’église.

« Dans la voûte, Lanfranco construisit la première coupole baroque de Rome, transformant des éléments de l’illusionnisme du Corrège dans un style attribuable à l’influence d’Annibale Carracci. Les peintures latérales, quant à elles, sont dominées par une atmosphère de clair-obscur à la manière du Caravage. Une première version du retable, ne représentant que le Christ couronnant la Vierge (sans Dieu le Père) et avec une disposition différente des deux saints en adoration dans la partie inférieure, qui ne plut ni aux commanditaires ni aux Augustins, est aujourd’hui conservée au Louvre. » (Eric Schleier – Dizionario Biografico degli Italiani)

Transept gauche (image)

Giovanni Maria Baratta, décoration en marbre.

Melchiorre Caffà, Saint Thomas de Villanova et Charité (terminé par Ercole Ferrata)

Andrea Bergondi, haut-relief en stuc des Miracles de saint Thomas de Villanova

Domenico Guidi, Tombe de Lorenzo Imperiali (1672). L’aigle symbolise l’âme du cardinal.

Vestibule gauche

Isaia da Pisa, Docteurs de l’Église (à l’origine partie du tombeau de Monique)

Gaspare Sibilla, Deux bustes d’Augustin

Luigi Capponi, Crucifixion avec Cosme et Damien

Giovanni Duknovich (Dalmata), Christ mort tenu par deux anges

5G – Chapelle de saint Jean de Sahagun (1430-79) (image)

Sous le patronage de Camille Orsini Borghese.

Giacinto Brandi, Jean de Sahagun sauve la vie d’un enfant d’un puits avec une ceinture après avoir fait monter les eaux (c.1660)

Anonyme romain (sûrement Brandi), Histoires de Jean de Sahagun (c.1660) dont cette histoire à identifier

4G – Chapelle de sainte Apolline (image)

On lui a arraché les dents avant de la brûler : patronne des dentistes.

Girolamo Muziano, Apolline (1585)

Francesco Rosa, Allégorie du martyre (d) ; Allégorie de la virginité (g) ; Gloire d’Apolline (abside)

3ème pilastre gauche :

Raphël, Isaia de Raphaël (1512) (les autres prophètes peints dans l’église sont de Gagliardi).

Andrea Sansovino, Anne et Vierge à l’enfant (1521)

3G – Chapelle de sainte Claire de Montefalco (1742) (image)

Sainte Claire de Montefalco offre son cœur au Christ en quête d’un lieu où planter la Croix, sujet troublant et morbide choisi par Sebastiano Conca pour l’une de ses dernières œuvres romaines avant son retour à Naples.

Sainte Claire fut béatifiée en 1742, année de l’aménagement de la chapelle, et canonisée seulement en 1881.

Sebastiano Conca, Santa Chiara da Montefalco

Girolamo Nanni, Histoires de Claire et anges avec instruments de la passion

Anonyme XVIII, Claire en prière (d), Apparition du Christ à Claire (g)

2G – Chapelle Pio (1643, Bernini) (image)

Pour Angelo Pio. Construction confiée à Andrea Bolgi.

Le Bernin mélange pour la première fois la fresque et le stuc, pour un effet théâtral.

Le tableau d’autel, de Guidobaldo Abbatini, une Assomption de la Vierge, a été détruit pendant la rénovation de Vanvitelli.

Copie de la Madonna del Buonconsiglio vénérée à Genazzano.

Guidobaldo Abbatini, Ange de gloire (1643-9) (abside)

Andrea Bolgi, Tombe d’Angelo Pio (d) (1649), Tombe de Baldassare Pio (g)

Corps de saint Benoît < catacombes de saint Calliste (déplacé ici en 1930).

1G – Chapelle de Notre-Dame-de-Lorette

Caravage, Madone des pèlerins (1604-5) (cf bio)

Cristoforo Casolani, Guillaume d’Aquitaine (d), Marie-Madeleine (g), Annonciation, Couronnement de la Vierge et Nativité (abside).

Sacristie (1756-60) (image)

Par Luigi Vanvitelli et Carlo Murena pour remplacer l’ancienne sacristie.

Pour cette construction, Vanvitelli a détruit l’ancienne chapelle de sainte Hélène avec des peintures de Daniele da Volterra.

Gaspare Sibilla, Buste de Panvinio Onofrio (à droite de l’entrée). Onofrio Panvinio est le fondateur de l’archéologie chrétienne et de l’historiographie ecclésiastique moderne. C’est lui qui, le premier, a daté la fondation de Rome, à partir des sources, du 21 avril 753 avant J.-C.

Anonyme, Buste du cardinal Guillaume d’Estouteville, patron de l’église (au-dessus de la porte).

Giorlamo Muziano, Prêche d’Augustin

Pietro Gagliardi, Baptême d’Augustin (1887)

Giovanni Francesco Romanelli, Tommaso da Villanova

Anonyme, Monument funéraire du cardinal Alessandro Sassoferrato

Cabinets en bois du Brésil (1760)

Bibliothèque angélique

Première bibliothèque publique fondée en 1614 par l’augustin Angelo Rocca.

1659 : Borromini dessine la nouvelle aile, réalisée par Francesco Righi.

1756-65 : agrandie par Luigi Vanvitelli et Carlo Murena.

1873 : devient propriété de l’État italien.

1941 : siège de l’Accademia dell’Arcadia.

Globes céleste (1599) et globe terrestre (1603)

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Cloître

Luigi Capponi, Tombe d’Ottoviano Fornari

Anonyme, Monument funéraire de l’évêque Giorgio Bonanuzio

Anonyme, Tombe de Giovanni Antonio Lomellini

Luigi Capponi, Tombe de Costanza Ammanati et Jacopo Ammanati Piccolomini

Tombe de la poétesse Tullia d’Aragona (où?)

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